Mercredi 13 décembre 2006
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L'idée m'était venue lors de mon voyage aux états unis : là bas, il y a des rayons entiers de produits diététiques. Ca semble tout aussi naturel que c'est contradictoire : d'un côté, il est normal que dans un pays où l'obésité soit si répandue il y ait tant de solution pour l'endiguer, d'un autre côté, comment avec autant de solutions le problème ne fasse qu'empirer? Bien évidemment, le fait que de tels produits existent n'empêchent pas le consommateur de prendre du poids, alimentation déséquilibrée, excés, consommation morbide, manque d'exercices physiques.
Mais d'un autre côté, le produit de régime est un marché. Si tout le monde était mince, il disparaitrait. En bref, ce n'est pas dans l'intéret de ce secteur que les gens maigrissent, même si c'est dans l'intéret de chaque marque que leurs clients soient satisfaits. C'est une sorte de commerce qui se mord la queue, comme si les restaus du coeur étaient un business et qu'ils avaient besoin des clochards pour survivre (ce qui serait le cas si un businessman sans remords s'en emparait).
Mais en étendant l'idée, on peut la propager à la religion. La religion de par son existence millénaire, fait partie des entités "vivantes" tout en étant immatérielles. Elles portent en elles tous les mécanismes leur servant à se transmettre, à survivre, à se propager, de façon automatique, sans que ses membres ne soient conscients d'être des vecteurs, et sans qu'ils aient conscience de la part de leurs actions qui leurs sont dictés dans cet unique but. La religion, dit-on, a pour principales vertues l'accés au bonheur et à la morale. On dit exactement l'inverse, aussi. Et ce n'est peut être pas pour rien, parce que pour que la religion ait pu perdurer, on peut imaginer qu'en dehors de donner quelques ficelles pour le "bonheur", elle travaillait à côté à créer suffisemment de malheur pour que l'humanité ait besoin d'elle (il y a bien sur d'autres raisons, physiologiques par exemple). Sur la moralité, on peut imaginer qu'elle porte en son dynamisme le besoin de rechercher de nouveaux domaines de l'immoralité, pour donner à ses fidèles l'impression d'être nescessaire.
Le jeu politique pourrait aussi bien coller à ce shéma, et le fait assez trivialement lorsqu'on va au loin vers la droite : sans criminalité, sans peur, pas de le pen, voilà pourquoi il n'est pas dans l'intéret du front national qu'on soit tous de la même couleur et que les rues soient à 100% sures, parce que sinon, ils parleraient d'écologie?
Sans vouloir élargir jusqu'à l'équilibre yingyanguesque, auquel je ne comprends pas grand chose par ailleurs, on constate qu'une entreprise qui existe pour éliminer quelque chose (pauvreté, insécurité, iniquité) ne perdure que si elle n'y réussit pas.
Considérant que c'est pas du bénévolat, on peut se dire qu'ils se font du fric sur les dos des méchants et des malades.
Mais considérant qu'il y a des trolls et que les modérateurs c'est du bénévolat, et que même si y a pas de modérateurs y a quand même des trolls... est-il correct de dire que se faire du fric sur le dos de certains types de personnes, c'est moins malsain que de faire perdurer l'existence de ce type de personnes pour rien de concret ni sonnant et trébuchant ?...
De quoi, l'éthique ? nan, je vois pas le rapport...
des fois aussi en fait la fonction crée vraiment l'organe. Par réelle nécessité pour réguler un truc qui foirerait autrement, et pas forcément par plaisir qui en découle. Et aussi donc, que si du plaisir en découle, c'est ptet moins malsain que ce soit par plaisir de l'appât du fric que par l'adrénaline (sic ?) ou autre envie gratuite plus ou moins psychologique et donc pour les exemples sus-cités plus ou moins malsaine...